Tes secrets m'appartiennent

Publié le par Bibliofractale

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Soyons fous !

Sortons des romans au cadre rigide, à l’intrigue conventionnelle, au climat réfrigérant ! N’avez-vous pas envie de rêver un peu en regardant de beaux tableaux, en voyageant en Italie, en laissant libre cours aux thèses les plus folles ?

J’ai ce qu’il vous faut à porté de main, entre plaisir et légèreté, entre amour et mystère, entre aventure et dépaysement.

 

 

 

Tes Secrets m’appartiennent

Denis RICHARD

Michel Laffon ; 298 pages ; 19,95 euros 

 

Oh ! Le beau tableau !

Marie-Nadège, Kristin, Samantha. Elles sont amies depuis qu’elles se sont rencontrées sur les bancs de la Sorbonne, un peu comme les quatre mousquetaires. Car il faut ajouter Gloria.

Marie-Nadège est conservatrice au musée du Louvre et prépare une exposition temporaire centrée sur le peintre Botticelli. Pour la beauté de l’art, et puis en mémoire de son père car la pièce maîtresse sera un tableau qu’il a découvert 20 ans auparavant, peu de temps avant de se suicider.

A l’époque, un autre tableau, de Signorelli cette fois, avait été volé et cela l’avait profondément affecté.

Mais Marie-Nadège ne désespère pas de retrouver un jour cette toile ! Elle cherche activement un lien entre les tableaux, entre les peintres.

L’embauche de Tonio, un nouvel assistant, l’aide un peu spéciale de Samantha, férue de spiritisme et d’occultisme, l’opiniâtreté de la jeune femme, tout cela va faire vivre aux quatre amies de folles et périlleuses aventures.

Et je n’en dirai pas plus parce que c’est un résumé et que je fais ce que je veux !

 

Oh ! Mais j’en vois un autre !

Esprits cartésiens, passez votre chemin !

Vous allez être plongés dans une intrigue où  rêves, intuitions, ont la part belle. Si vous avez déjà pratiqué le « Ouija », vous êtes un peu familiarisés avec ce monde étrange qui vous entoure et bien présent dans l’histoire des personnages.

Il y a une documentation que l’on devine soigneusement amassée et compilée. Vous allez flâner dans les rues de Florence, être pris par la main pour une visite guidée du Louvre, imaginer les tableaux que l’auteur a inventés, même s’il s’est basé sur des faits historiques pour écrire son roman.

On sent qu’il a eu plaisir à le faire, et qu’il s’est attaché à ses personnages, même s’il leur a fait vivre quelques péripéties dont ils se seraient bien passés !

Sinon… heu ? Monsieur Richard, êtes-vous sûr que les policiers français parlent comme ça ?

Un livre plein de bons sentiments, de mauvaises intentions, d’imagination, avec de l’humour, de l’amour, des drames et des sourires, écrit de manière alerte et plaisante.

J’ai savouré les quelques tournures de phrases fleurant bon le Québec, que l’éditeur a eu le bon goût de ne pas remanier.

Juste un mauvais point pour l’équipe de relecture : laisser passer cette faute énorme qu’est « Monna Lisa » (p.75) !! Oh !! Nom d’une paire de lunettes !!

Pour le reste, rien à dire. Ce livre plein de surprises est frais, léger, pimpant, tout en proposant une intrigue bien ficelée.

Je ne sais pas pourquoi mon petit doigt me chuchote que ce livre plaira à un très large public féminin…

–sourire--

Si on accepte de se laisser porter par cette histoire peu conventionnelle, entre deux polars corsés et sanguinolents une petite bouffée d’oxygène n’est pas à refuser.

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