Romans policiers et journée de la femme...

Publié le par Bibliofractale

yes-we-can Journée de la femme et romans policiers.

 

 

J’ai toujours aimé lire. C’est une véritable passion, avec un faible, que je ne cache pas, bien au contraire ! pour les romans policiers.

Quels qu’ils soient.

J’ai toujours aimé lire, et j’ai toujours beaucoup lu. « Beaucoup » étant un raccourci pour « beaucoup, beaucoup ». Pour « vraiment très beaucoup ».

D’aussi loin que je puisse faire remonter les souvenirs en mémoire, j’ai toujours eu un livre à portée de main. Et même lorsque j’étais étudiante, il n’était pas rare qu’en périodes de partiels, souvent intenses et stressantes, je fasse une pause d’une heure pour dévorer une centaine de pages, voire plus, d’un des nombreux romans posés sur ma table de chevet.

Ouverture d’une parenthèse, quelques instants de détente, retour à la réalité ensuite.

Plus sereine, plus forte.


Les passions sont ce qui nous animent, nous rendent uniques, nous permettent de rester vivants.


J’ai toujours eu plaisir à parler de mes coups de cœur littéraires, activité pratiquée maintenant depuis plus d’une dizaine d’années au sein d’un réseau de bibliothèques.

Et lorsque je sors d’un comité de lecture, lorsque l’on vient me dire « Oh, moi, tu sais… je n’aime pas les romans policiers, mais tu m’as donné envie de lire ce livre… » Quel bonheur !

Ce blog en est le prolongement.

Pour essayer de transmettre un peu de ces bonheurs de lecture, parce que partager est pour moi l’un des plus beaux verbes qui existe.

Et puis, le silence quelques mois.

Une période de ma vie, déstabilisante, dans laquelle un long travail de sape mené des années durant continuait à faire sentir ses effets délétères.

Il y a des gens qui tirent leur jouissance de la destruction. Du déni de l’autre. Du mépris affiché en permanence.

De quoi écrire un véritable roman noir !

Mais là où on penserait « ce n’est que fiction », je sais que la réalité dépasse de loin ce que les livres décrivent, parfois.

Et que baisser les bras, penser « à quoi bon ? » s’impose insidieusement au fil du temps.

 

Après la journée de la femme, sursaut de révolte.

Le « à quoi bon », serait pour moi une défaite. Ce serait renier ce que je suis, ce que je pense, ce que j’aime.

Il n’en est pas question.

Je n’ai pas à culpabiliser, à douter en permanence, à subir l’humiliation de phrases volontairement blessantes et méprisantes.

Je n'ai pas à renoncer.

Il est temps de retrouver la parole.


N’en déplaisent à certains, j’ai des passions. J’en suis fière.

Je continuerai à écrire des chroniques, ou à parler de ce que j’aime.

Parce que je suis toujours vivante.

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Claude 10/03/2011 14:40


Je fais partie de ceux qui, après vous avoir lue, éprouvent souvent l'envie de courir chez leur libraire ou de chercher dans la bibliothèque de leur quartier, le livre dont vous auvez su parler
avec enthousiasme.
Alors tant mieux si vous reprenez vos semailles et que quelques graines de vos passions littéraires viennent à germer çà et là, pour notre bonheur partagé.