les cathédrales du vide

Publié le par Christine

Plus d’un an . Mais oui, plus d’un an d’absence! Un an pendant lequel Ari a promené son spleen d’arrière-salles de bar en terrasses de café, noyé son chagrin dans des verres d’Aberlour ou des tasses d’arabica, gratouillé sa guitare ou plaisanté avec quelques serveuses taquines pour tenter d’oublier Lola.  Sa Lola.

Ari, secoue-toi ! Il est temps de te remuer un peu, de t’aérer les neurones, de faire un courant d’air pour chasser les idées noires !

Du nerf, nom d’un alchimiste farceur… !

Tiens, quand on parle du loup ?...

 

 

Les Cathédrales du vide

Henri LOEVENBRUCK

Flammarion Thriller ; 411 pages ; 19,90 euros

 

Quel lien peut-il y avoir entre un géologue qui s’évanouit dans la nature, une brillante chercheuse pour l’ONU assassinée après qu’on lui ait dérobé un dossier Top Secret, les guéguerres intestines entre services secrets français et européens, une ONG au-dessus de tout soupçon, les carnets de Villars de Honnecourt, Nicolas Flamel, et les problèmes énergétiques mondiaux ? Ari !! Allez-vous répondre en chœur…

Et oui !

Et non, je n’en dis pas trop… ce n’est que le tout début…..le prélude… les hors d’œuvres….

Ari qui se décide enfin à reprendre, non pas du service car il est toujours en arrêt maladie, mais une saine et joyeuse activité disons, hum, non officielle.

Parce qu’il faut bien avouer que si les services secrets européens veulent recruter Ari en snobant leurs homologues français, c’est qu’il y a une raison. Si on fouille les appartements d’Ari et de ses deux collègues Iris et Krysztov, c’est que ça sent méchamment l’embrouille. Les précieux feuillets de Villars de Honnecourt n’ont pas fini de dévoiler leurs secrets. Ce n’est quand même pas pour le plaisir de faire une bonne blague que Nicolas Flamel, après les avoir eus entre les mains, s’est bien gardé d’en ébruiter le contenu dans l’équivalent médiéval de  « Science Magazine ». Et si on ne nous disait pas tout sur le fonctionnement et les motivations de certaines ONG ?

Brrr, ça fait froid dans le dos rien que d’y penser.

Heureusement, Ari veille, il est prêt à tout pour connaître enfin le fin mot de l’histoire.

Ari, ses ennemis ne lui disent pas merci !

 

Alors, oui, présenté comme ça, vous allez penser que c’est un joyeux bordel et que ça va être beaucoup trop compliqué à suivre pour vos petites cervelles surchauffées. Rire sardonique ! C’est exprès !

Il faut laisser place à Henri Loevenbruck , lui il sait drôlement bien raconter des histoires. Et il faut reconnaître que celle-ci est plus qu'agréable à suivre. La documentation est solide sans être pesante.  Il y a la bonne dose d’ésotérisme qui vous fait baver d’envie, je vous vois, ne niez pas ! mais vous allez être mené par le bout du nez. Rien qu'à l'idée de l'effet de surprise qui vous attend, je m’en frotte les mains à l’avance.

Et puis Ari est toujours aussi attachant, aussi récalcitrant à la technologie, aussi pragmatique et cartésien, et presque autant cœur d’artichaut. Presque. Parce que Lola n’en a pas réellement fini avec Ari. Ou le contraire. Ou réciproquement. Allez comprendre….

La narration alterne entre le récit de Flamel et les aventures bondissantes et explosives d’Ari, et vous allez être tenu en haleine jusqu’au bout. Ce livre vous saute dessus dès la première page, vous allez en prendre plein les mirettes. Ecarquillées, les mirettes. Esbaudies, les mirettes.

Bien fait pour vous, il ne fallait pas mettre le nez dans ce livre.

C’est divertissant, c’est agité, le ton est très moderne, ludique, mais attention, autant de facilité apparente, c’est du boulot et du bon….

Un livre que je qualifierais presque de rock’n’roll ésotéricobluffant.

 

Dis, Henri, raconte-moi vite une autre histoire….

 

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mazel 26/11/2009 11:16


vivement la venue du père Noel... dans sa hote...